Rubrique Urbex

BRETAGNE – La fonderie – 1/4

En ce frileux weekend de janvier, ils partent faire un urbex. Peu leur importe finalement le premier lieu qui verra leur nouvelle expédition. Ce samedi matin, ils partent deux heures après celle qu’ils avaient initialement prévue, oublient la moitié de leur matériel, mais tout ce qui compte est de se retrouver à l’avant du camion de Stélan, la route face à eux.
La fonderie - Illustration de HeyTon’s
Illustration de HeyTon’s
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BRETAGNE – La fonderie – 1/4

En ce frileux weekend de janvier, ils partent faire un urbex. Peu leur importe finalement le premier lieu qui verra leur nouvelle expédition. Ce samedi matin, ils partent deux heures après celle qu’ils avaient initialement prévue, oublient la moitié de leur matériel, mais tout ce qui compte est de se retrouver à l’avant du camion de Stélan, la route face à eux.
La fonderie - Illustration de HeyTon’s
Illustration de HeyTon’s

Par Aya Gogishvili

A l’heure du coronavirus, à l’heure du couvre-feu, nos deux compères Stélan et Aya vivent leur vie tant bien que mal, comme tout le monde. Mais est-ce la situation actuelle et les privations de liberté? Est-ce leur passion commune pour l’errance et la découverte? Dans le cœur de nos deux amis brûle toujours cette flamme du voyage. De l’échappatoire. Stélan travaille, et se consacre entièrement à la rénovation de sa future maison. Pour pouvoir mieux partir en voyage, il souhaiterait avoir un pied-à-terre, où construire une vie vers laquelle retourner. Pour mieux s’élever, il est plus sage d’ancrer ses racines…

Aya, quant à elle, a installé son couple avec ce jeune géorgien dont elle est tombée amoureuse. Ils ont un enfant qui aura bientôt trois mois, elle travaille avec des mineurs isolés étrangers. Elle écrit toujours, attendant la possibilité de découvrir la Géorgie.

Stélan et Aya vivent donc leur vie tranquillement, malgré les lois restrictives qui font se resserrer l’étau de la dystopie sur les âmes assoiffées de liberté. Pourtant, aussi riche et beau que soit leur quotidien, il leur manque une chose. Repartir. Ressentir de nouveau ce frisson de la nouveauté et de la découverte, si important à leur équilibre. 

Ils décident alors qu’aucun contexte politique dictatorial, aucune précaution sanitaire nécessaire ne pourra les empêcher de continuer l’Aventure.

En ce frileux weekend de janvier, ils partent faire un urbex. Peu leur importe finalement le premier lieu qui verra leur nouvelle expédition. Ce samedi matin, ils partent deux heures après celle qu’ils avaient initialement prévue, oublient la moitié de leur matériel, mais tout ce qui compte est de se retrouver à l’avant du camion de Stélan, la route face à eux.

Aux alentours de Rennes se trouve une fonderie de métal abandonnée. Le lieu est connu, a été squatté de nombreuses fois, mais tant pis. Ce sera une première destination intéressante pour leurs envies d’évasion.

Ils font donc escale sur le petit parking de la gare de S., non loin de la localisation de l’ancienne fonderie. C’est reparti. Après une petite cigarette de circonstance, leurs pas les mènent quelques centaines de mètres plus loin face à un grand portail fermé. C’est là. Reste à trouver un moyen d’entrer.

Sentant une petite montée d’adrénaline, ils contournent le mur encerclant le lieu, en tentant de se faire discrets. Cette précaution leur sera bien inutile, la fonderie ayant un vis à vis direct sur plusieurs maisons: les deux explorateurs du dimanche sont tout sauf discrets de jour… Qu’à cela ne tienne. Après quelques pas dans un bois, Stélan avise un pan de mur qui lui semble moins haut. D’un geste aisé, il passe la muraille et saute de l’autre côté. Aya se sent moins à l’aise, elle n’est pas aussi sportive et n’arrivera pas à se hisser comme son ami vient de le faire. C’est pourtant le seul moyen qu’ils ont trouvé pour passer : un peu plus loin, il y a un à-pic qui donne sur les rails. Stélan repasse le mur, et fait la courte échelle à la jeune femme. Elle s’assoit à cheval sur la muraille, et son compagnon la réceptionne de l’autre côté.

Ça y est, ils sont entrés. L’usine en friche leur fait face, son squelette de métal envahi par la végétation alentour…

[A suivre…]

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